1. Sanitäts-Kompanie, 6. bayerische Landwehr-Division

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Création, périodicité et durée
Le premier numéro de ce journal de la 1ère compagnie sanitaire de la
6e Landwehr-Division bavaroise fut publié en juillet 1916 par Georg
Hirsch, Rudolf Eberle et Karl Heinz Schneider.
Ensuite, sa parution fut irrégulière (14 numéros en 1916, 29 en 1917). En
général, le journal comporte 8 pages, avec quelques numéros doubles de 16
pages.
Le journal cessa de paraître avec le n° 50 du 31 octobre 1918.
Fabrication, tirage et diffusion
Comme presque tous les journaux de tranchées issus des troupes de la
Armeeabteilung Gaede stationnée dans les Vosges, le Vogesenwacht est un
journal lithographié en deux couleurs imprimé par Albert Jess à Colmar. Les
caractères utilisés sont des caractères Antiqua.
Si le premier numéro de 1916 ne fut tiré qu'à 100 exemplaires, en 1918 le
tirage variait entre 4000 et 5000 exemplaires, dont 600 étaient distribués
gratuitement. Les autres exemplaires étaient vendus au prix de 20 Pfennig le
numéro et de 1 Mark pour cinq numéros. Les bénéfices étaient reversés à
des oeuvres de bienfaisance.
La distrubution hors de l'armée se faisait par l'intermédiaire d'une librairie
strasbourgeoise. En Allemagne, le prix était de 40 Pfennig l'unité et de 1.50
Mark pour 5 numéros. Les envois étaient en partie effectués par la Feldpost
(poste militaire).
À noter qu'à partir du 1er janvier 1918, le journal fut distribué
avec le Aus Sundgau und Wasgenwald, journal de la Armeeabteilung B.
Rédaction et illustrations
La direction du journal est assumée par Georg Hirsch (directeur littéraire),
Rudolf Eberle (directeur artistique) et Karl Heinz Schneider. Puis, à partir de
mai 1918 (n°13), Rudolf Eberle devint le seul éditeur.
Les illustrations sont l'oeuvre de Rudolf Eberle, de Arthur Holm, du
sous-officier et graphiste Max Körner (qui participa aussi aux journaux Die
Mauer et Aus Sundgau und Wasgenwald), du sous-officier Melhose,
du vice-maréchal des logis F. Stützer-Herbstmeier et du peintre Viktor Tuxhorn
(tous deux également collaborateurs de Aus Sundgau und Wasgenwald).
Pour les textes, le journal accueille de nombreux collaborateurs, dont de
nombreux auteurs alsaciens. Les contributeurs les plus réguliers et/ou les plus
renommés sont : le caporal Hermann Bauer, l'adjudant et dramaturge alsacien
Joseph Bruxer, le poète strasbourgeois Raymond Buchert, l'écrivaine
Anna-Croissant-Rust, E. Diebold, le pilote Ottmar Dittmann, Kurt Gerstenberg,
le sous-officier Ewald Janas, la poétesse alsacienne Marie Hart, Georg Hirsch,
le fantassin K.J.M. Koeberlin, le poète alsacien Friedrich Lienhard, le
trésorier Lippolt, le sous-officier Josef Maier, le fantassin J. Aug. Meyer,
l'écrivain Wilhelm Müller-Rüdersdorf, le poète et dramaturge Eduard Oskar
Püttmann, le sous-officier Hermann Richard, O.H. Röhr, l'écrivain alsacien Kurt
Schede, la romancière alsacienne Hélène Schede-Heller, le poète alsacien (et
ancien bibliothécaire de la Kaiserliche Universitäts- und Landesbibliothek
Strassburg) Christian Schmitt, Karl Heinz Schneider, Elisabeth
Schobacher, Hans Stalter, le poète strasbourgeois Fritz Stephan, l'aumonier
militaire Martin Stieber, Otto Stoll, Theodor Wittgen, et le fantassin Fritz
Wüst.
En outre, comme bien d'autres, le journal publie de nombreux textes d'auteurs
très fréquents dans les journaux du front et qui furent probablement en partie
diffusés avec l'aide de la Feldpressestelle : le lieutenant Karl
Burkert, le sous-officier, écrivain et journaliste Karl Ettlinger, le poète et
banquier Hanns Glückstein, le caporal Willi Grunow, le soldat-armurier et
écrivain Felix Havenstein, le caporal Alfred Hein, l'écrivain et historien
pangermaniste Franz Lüdtke, le poète et dramaturge Kurt Münzer, le lieutenant
Otto Riebicke, l'écrivain Josef Stollreiter, le caporal A. Stuckmann, le
lieutenant Bruno Viedge, et l'écrivain et journaliste Fedor von Zobeltitz.
Évolutions et curiosités à noter
Le journal contient de nombreux dessins de paysages et de villes de Haute-Alsace
(Turkheim, Haut-Koenigsbourg, vallée de Munter, Ollwiller etc.). Il publie en
outre des œuvres littéraires originales.
À noter les interventions de la censure, notamment sur le numéro 11 du 18 mai
1917 (chanson Unser Bataillon), mais aussi dans la rubrique Kriegs-Lexikon
(dictionnaire de guerre) au ton particulièrement ironique.
Le journal publia également en 1917 un recueil de poésies de Hanns Glückstein,
illustré par Rudolf Eberle (Die Pälzer Buwe unn de Krieg).
Corpus numérisé :
N° 1 (1916) à 31 (1918)
Cote(s) BNU :
D.12.104