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Der Drahtverhau

3. Kompanie, 1. Landwehr-Infanterie-Regiment


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Création, périodicité et durée


Ce journal de tranchées hebdomadaire, réalisé par et pour la 3e compagnie du 1er régiment d’infanterie bavarois, stationné dans les Vosges, fut fondé en octobre 1915 par le sous-officier Franz Grundner. Proche par sa forme et son contenu du Vogesenwacht, il se définit comme « un pur journal de tranchées, c’est-à-dire fait par les tranchées pour les tranchées. Par les tranchées, c’est-à-dire qu’il parle de nous et de notre régiment et qu’il est réalisé par des gens qui sont en première ligne. » (n° 31).

Il devint le journal de l'ensemble du régiment à partir du n° 28.

Il cessa de paraître avec le n° 4 de 1918.


Fabrication, tirage et diffusion


Le journal est réalisé dans un abri de tranchées, « la rédaction écrit les articles pendant son temps libre, en dehors du service, de ses propres mains, à l’encre autographe sur du papier blanc de chancellerie... » (n° 31).

Les premiers numéros furent hectographiés, puis, à partir du n° 40, le journal fut lithographié à Colmar dans l'imprimerie d'Albert Jess. Les caractères utilisés étaient le plus souvent des caractères Antiqua, l'utilisation d'une typographie Fraktur n'étant qu'occasionnelle. La couleur d'impression, elle, varie, certains numéros étant même bi-colores.

La diffusion se faisait par l'intermédiaire de l'imprimerie Jess. Le journal était vendu au prix de 5 (puis de 20) Pfennig le numéro sur le front, et de 45 Pfennig à l'arrière (dans les librairies de Stuttgart).


Rédaction et illustrations


Le journal était dirigé par le sous-officier Franz Grundner, qui, en 1916, publia également chez Albert Jess – et sous le même titre de Drahtverhau – un recueil de poèmes extrait du journal. Grundner rédigea l'essentiel des textes du journal jusqu'à la fin 1916. À partir de l'été 1916, les contributions signées de membres de la compagnie se firent plus fréquentes. Elles sont notamment l'oeuvre du lieutenant Karl Burkert, du sous-officier Hillmer, de S.M.L. Mann, de Fritz Ruf, du sous-officier Semelmann, et du caporal Damian Zamberl (auteur de plusieurs chansons).

En outre, à partir de 1917, on note de plus en plus de textes d'auteurs (du front et de l'arrière) collaborant également à d'autres journaux du front, et probablement diffusés en partie par la Feldpressestelle (Office central de la presse du front) : le capitaine Kurt Anker, le caporal Berg, le capitaine (puis major) et écrivain Walter Bloem (directeur de la section IIIb de la Feldpressestelle), le lieutenant-colonel Flach (directeur-adjoint du département IV de la section IIIb de la Feldpressestelle), le poète et banquier Hanns Glückstein, le lieutenant Joachim von der Goltz (directeur du département III de la section IIIb de la Feldpressestelle, éditeur de la publication Mitteilungen aus dem besetzten Gebiet des Westens destinée aux journaux du front), le journaliste et écrivain Gustav Hochstetter, le poète et écrivain pour enfants Max Jungnickel (dont les textes sont diffusés par la Feldpressestelle), le poète bavarois Georg Queri, l'industriel et homme politique allemand Walther Rathenau (n° 21 d'avril 1918), le clairon Karl Theile, l'écrivain bavarois Ludwig Thoma, le lieutenant Trucksäss, ou encore H. Vollmer.


Les illustrations sont essentiellement l'oeuvre des peintres Eugen Oswald, Paul Tautenhahn et Otto Obermeier. Mais le journal reçut également le renfort d'autres soldats ou artistes : le peintre Cajetan Dreisser, S. Geist, le peintre Georg Höhmann (également collaborateur du Bayerische Landwehrmann), Klein, le peintre Anton Reinbold (également collaborateur du Bayerische Landwehr et du Bayerische Landwehrmann), Karl Rohrhirsch, August Weiss.


Évolutions et curiosités à noter


Les numéros 24 et 25 parurent avec un supplément de 2 pages contenant des plaisanteries pour le Carnaval (sous le titre Stacheldraht pour le n° 25).

Par ailleurs, il semble qu'une page du n° 1 du 22 août 1916 ait été censurée.

Enfin, parmi les nombreuses illustrations de qualité dues à Oswald, Tautenhahn et Obermeier, on notera l' iconographie édifiante, à la fois lugubre et symbolique, que le Drahtverhau développa pendant l'année 1918, et dont la série des Todestänze (danse macabres) de Obermeier est un des exemples les plus frappants.


Corpus numérisé :


N°s 1 (1915) à 6 (1918)


Cote(s) BNU :


D.11.925